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MAGAL SERIGNE ABDOUL KHADRE MBACKE |
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DE L’IMAM-KHALIFE AU KHALIFE-TALIBE |
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La vie de a Serigne Abdou Khadre Mbacké fut exemplaire à tout point de vue. Fils de son père, le vénéré Bamba, jusqu’aux tics, cet érudit imbu de soufisme, aura, jusqu’a son dernier souffle, symbolisé la performance du message de son saint père en incarnant, à la fois et de manière pleine, toutes les valeurs du mouridisme, de cet islam de Dieu et de son prophète Mohammed (PSL) par lequel nous nous accomplissons pour nous épanouir dans l’espérance.
Il aura surtout marqué de son empreinte indélébile, faite d’érudition, de piété, de bonté et sagesse, l’imamat de la Grande Mosquée de Touba qu’il assuma pendant deux décennies. Son incursion dans le Khalifat, qu’il prévoyait, lui-même, tés brève, pourrait être aujourd’hui perçue comme la soumission à un destin obligatoire pour clore le registre exceptionnel que lui avait prédit son père. Homme de Dieu, homme du ivre, hors commun, Serigne Abdou Khadre est parti comme il était venu, dans la plus grande discrétion, comme pour ne pas gêner.
Il aura laissé, inaffacassbles dans nos mémoires, sa silhouette sympathique, son visage d’ange et l’image d’un immense espoir furtif. Mais heureusement qu’il nous a appris en très peu de temps à ne pas désespérer. Et l’avènement de son frère Serigne Saliou Mbacké, est venu, aussitôt, l’attester en ce qu’il nous met en présence de l’homme qui personnifie à souhait les deux piliers du mouridisme originel ; à savoir la prière et le travail
Nourri aux sources du « Ndiguel » Serigne Saliou, cinquième Serigne Touba, est un Talibé dans tous les sens du terme. Son éducation rigoureuse et fort soigné, son itinéraire limité entre les « Daaras » et les champs, son œuvre partagée entre les productions agricoles record et les études les plus diverses dans la langue du Saint Coran, l’ont longuement et patiemment préparé à la fonction suprême de la communauté mouride.
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IMAM DES IMAMS |
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L’illustre fils de Sokhna Aminata Bousso a terminé son œuvre ici bas. Il repose désormais à l’est de la mosquée de Touba qui incontestablement reste sa mosquée
Serigne Abdou Khadre, imam des imams et home de Dieu sans pareil était né, selon les historiens du mouridisme, en 1913 à Darou Alim (à TOUBA). Cousine germaine de Serigne Touba, sa mère était la fille de Serigne Mboussobé, frère de Mame Diarra Boussou, vénérée mère de Serigne Touba
Serigne Abdou Khadre, comme tous les enfants de Serigne Touba, se mit à l’étude du Coran, dés son plus jeune âge à Ndame
Serigne Dama Abdourahmane Lô le recevra à Diourbel pour poursuivre sa formation. Ensuite ce sera au tour de son oncle Serigne Mbacké Bousso de prendre en main cette éducation de classe au cours de laquelle le futur Imam de Toua apprendra la charia, la grammaire et la littérature.
Le musulman intègre et le soufi exemplaire étaient en train de naître ainsi chez le futur Imams des mourides. C’est chez le célèbre Serigne Makhtar Binta Lô qu’il prendra sa première épouse, en la personne de Sokhna Asta Lô, la mère de Serigne Modou Abdou Khadre Mbacké
Serigne Abdou Khadre s’était alors installé à Guédé, prés de Touba et là le retrouvèrent beaucoup de talibés, attirés par sa réputation. C’est en 1949-1950, dates coïncidant avec l’accession de Serigne Fallou au Khalifat que Serigne Abdou Khadre vint s’installer définitivement à Touba
Au sens physique, comme sur le plan de l’intégrité morale, il fut, paraît-il, la réplique troublante de son père Khadimou Rassoul. Sa droiture était appliquée à tous et d’abord à l’intention de ses propres enfants. Il était, avance-t-on dans le cercle des proches, cadet de 3 mois de Serigne Abdoul Ahad, ont toujours considéré l’imam de Touba comme leur marabout, leur guide
A son tour, Serigne Abdou Khadre a toujours soutenu les décisions de son frère Abdoul Ahad dans la discrétion et le désintéressement absolus. D’ailleurs, c’est simple, Serigne Abdou Khadre, avait tout remis à son frère ainé, du vivant de ce dernier, même la direction de sa propre famille.
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CEREMONIE DU 8e JOUR |
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C’est dimanche vers 15 heures que celui qui guida la prière du vendredi à Touba, depuis 1968-1969, rejoint Dieu dans une sérénité qui aujourd’hui encore étonne. Serigne Abdou Khadre aura prié Tisbar (prière du midi) dans ses appartements, en compagnie de son fils Serigne Moustapha. Puis il se retira pour l’éternité
Dans son proche entourage, il nous a été confié qu’il souffrait depuis quelques temps d’une anémie, compliquée d’une hypotension : Serigne Abdou Khadre, c’est de notoriété, dormait peu, ne mangeait presque pas (il jeûnait presque toujours) et se consacrait entièrement à ses dévotions à Dieu.
Depuis ce jour de grâce du mois d’Août 1969 d’où son frère Serigne Abdoul Ahad accédant au Khalifat, lui confia l’imamat, Serigne Abdou Khadre, nous a-t-on confié, a appliqué le « Ndiguel » à la lettre : 21 ans il dirigea dans la Grande Mosquée de Touba, la prière du vendredi, Tabaski et Korité. Sauf ce vendredi 11 Mai 1990 où la maladie l’empêcha de remplir sa charge
Pour lui rendre hommage, son frère Serigne Saliou et tous les proches ont décidé de lui accorder l’Imamat pour la postérité : Serigne Abdou Khadre repose désormais à l’est de la Grande Mosquée, un endroit d’où il dirigea toujours la communauté mouride
Et toujours dans le cadre des symboles et des honneurs posthumes, Touba a fait pour une fois une entorse au sacro-saint règlement de la voie : il n’y aura pas de cérémonies de 8e jour pour Serigne Abdou Khadre décédé le dimanche 13 Mai 1990
Ces cérémonies ont eu lieu vendredi 18 Mai. Une manière élégante de prier pour un Grand Imam.
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MAGAL SERIGNE SOUHAIBOU MBACKE |
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5ème Jour du Ramadan |
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MAGAL SERIGNE MASSAMBA MBACKE |
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Lundi 09 Août 2010 |
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MAGAL DAROU MOUHTY |
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Mercredi 28 Juillet 2010 |
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MAGAL KAZZU RAJAB |
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Vendredi 09 Juillet 2010 |
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MAGAL DAROU RAHMANE |
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Lundi 28 Juin 2010 |
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MAGAL DAROU SALAM |
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07 Novembre 2009 |
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